CHRONIQUE D'UN DÉSASTRE ANNONCÉ

NE M'APPELEZ PLUS JAMAIS FRANCE...

...LA FRANCE NOUS A LAISSÉS TOMBER

L'histoire (l'Histoire) semble avoir été écrite par des scénaristes machiavéliques. On décrit ci-dessous comment ILS (les scénaristes et nos Zélites) ont opéré.

D'abord ILS ont fait le constat qu'entre les actuels dirigeants de l'Etat et la France profonde le fossé, le gouffre, le précipice, ne cessait de se creuser. Parmi ceux qui risquaient de porter la forme de contestation la plus difficile à contrer, ILS ont convenu que les agriculteurs représentaient le plus grand danger. Surtout si ceux-là décidaient un jour de rejoindre un autre mouvement moins bien structuré.
Alors ILS ont convenu que c'était à eux  (les Zélites et leurs scénaristes) de donner le tempo.

La prise en main de la révolte soit-disant paysanne

ILS ont ainsi incité quelques agriculteurs à initier une révolte dans des campagnes assez éloignées de Paris. ILS ont fait en sorte que ces mouvements de protestations agricoles ne soient pas répercutés par les journaux nationaux aux ordres mais par la seule presse locale, aux ordres également.
Pendant ce temps ILS ont conclu un accord avec un syndicat agricole très proche du capitalisme mondialiste. Tout devait se dérouler en parfaite concertation.
Après plusieurs semaines de protestations agricoles bien gentilles, l'ordre fut donné au-dit syndicat mondialiste de provoquer des opérations plus médiatiques. Comme  des blocages de préfectures avec arrosage de lisier, feux de palettes, déversements de fumier et de vieux pneus. Tout cela avec l'aide et la complicité de policiers et de gendarmes abusivement bienveillants.
Le ministre de l'intérieur était aussi invité à prendre ouvertement le parti des protestataires, voire même à leur faciliter la tâche en annonçant publiquement qu'il serait indécent que le gouvernement empêche ces travailleurs de protester. On verrait ainsi gendarmes et policiers interdire à des automobilistes lambda de circuler afin de permettre aux manifestants agricoles d'aller arroser des bâtiments publics ou de bloquer des autoroutes.

L'Etat aide des manifestant à bloquer le pays
Bientôt, avec l'assistance, la complaisance et les encouragements des forces de l'ordre, la moitié du pays se retrouvait bloquée. Des dizaines de millions d'automobilistes, de livreurs, de camionneurs, de routiers, se trouvaient ainsi dans l'incapacité de poursuivre normalement leurs activités. Mais tout le monde était censé trouver cela parfaitement normal. La bonne presse aux ordres était sommée de reconnaître la légitimité des ces désordre et de prétendre que tous les Français, à l'exemple du sinistre de l'intérieur, soutenaient ce qui ressemblait pourtant à une paralysie du pays.
Pendant ce temps là ILS (les scénaristes et les Zélites) encourageaient le président à s'en aller vagabonder dans le luxe et la vanité, dans diverses contrées lointaines, et de s'afficher outrageusement dans les ors des palais précieux.

Il restait à régler un détail qui avait son importance. Il est apparu nécessaire que, pendant ces désordres, le gouvernement de la France soit dirigé par un jeune type sans la moindre expérience de la vie. Une sorte de prépubère de la politique, avec des attitudes de mannequin de mode et un langage bégayant de délégué de classe. Quelqu'un qui, de surcroît, brandirait, tel un étendard protecteur, une homosexualité revendiquée, là où d'autres auraient pu afficher une carrière professionnelle exemplaire. Quelqu'un qui devenait In-tou-cha-ble, sinon gare au risque d'accusation d'homophobie!

Les nouvelles lignes rouges
Tout était alors en place pour l'acte final. Car il était bien évident que ILS avaient admis qu'il n'avait jamais été question de céder aux revendications des agriculteurs... Et pour cause, pour les satisfaire il aurait fallu "changer de paradigme" comme on dit dans ce milieu. C'est à dire de rendre à la France la souveraineté qu'elle avait cédée à l'Union Européenne. Et de cela il n'en avait jamais été question.
Revenons donc à la phase finale.
Après avoir encouragé et aidé les manifestants agricoles à bloquer routes et autoroutes, le ministre intériorisé, en faux-cul comme pas deux, d'un seul coup décidait de leur fixer des limites. Une ligne rouge infranchissable disait-il, alors que depuis des semaines il les avait aidés à franchir des lignes rouge vif.
C'est ainsi qu'une petite centaine d'agriculteurs pacifiques se retrouveraient d'un seul coup accusés d'avoir eu dans l'idée de dégrader le marché public dans lequel des forces de l'ordre les avaient de bout en bout accompagnés. Et puis d'emmener tout ce petit monde dans des geôles obscures, sans assistance d'un avocat, pendant toute une nuit. D'un seul coup, ces braves gens d'hier, potentiels criminels de demain, commençaient à comprendre le système de la nasse.
Au lendemain de cette manoeuvre indécente et illégale, les manifestants agricoles commençaient à comprendre à quel point ils avaient été roulés dans la farine (d'importation?) par ce gouvernement et ses conseillers chèrement payés.
Tous ces sacrifices, ce temps et cet argent perdus, pour, au final, de simples promesses qui ne seront tenues que le temps que dure les roses. L'espace d'un matin...


Quand on pense qu'une femme de 35 ans et sa fille de 12 ans sont mortes pour cela. On a envie de pleurer.
L'auteur de ces lignes n'aimerait pas être dans la tête ce matin des agriculteurs qui ont enduré tous ces sacrifices pour une telle déception finale. Leur erreur a sans doute consisté à croire qu'à eux-seuls ils pouvaient renverser la table. Leur erreur, par exemple, c'est de ne pas avoir soutenu les soignants et autres professions quand le même gouvernement avait instauré un passe sanitaire qui condamnait à la mort sociale tous les réfractaires au vaccin covid... Ceci avant d'annoncer des réformes (délétères) de l'assurance chômage et des retraites (cf Le Monde diplomatique).
L'erreur du monde agricole c'est d'avoir cru qu'il représentait encore une caste à part, alors que l'ensemble des Français est sur le même bateau.
Les Zélites ont encore une fois gagné.
Mais à quel prix?
Plus dure sera la chute ou plus violent le naufrage.


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