5 février 2010

Retour sur l’actualité : oui le social, ça paie – et les avatars d'un parking payant gratuit –

 

On se moque de l'habitat urbain

Des lecteurs nous disent ne pas avoir trouvé dans leur boite à lettre le fameux prospectus « Habitat 2014 » auquel on s’est référé voici quelques jours. Renseignements pris, il s’avèrerait que ce document n’a été diffusé qu’encarté dans un hebdomadaire local et non pas à tous les habitants de la ville. Ceci dit, il paraît qu’il est disponible à la Maison de l’Habitat (sic) du Boulevard Lepic. Rappelons que cette Maison de l’Habitat est en réalité l’ancienne « Maison Borloo » à 100.000 euros qui a été installée (sans le moindre permis de construire) devant les immeubles de la CALB et qui, à l’origine, n’était qu’une simple exposition destinée à convaincre les Aixois à acheter ce joli bricolage. Quand on voit que le député-maire président de la CALB installe « sa » maison de l’habitat dans une construction précaire bon marché et sans « fondations » on comprend mieux tout l’intérêt qu’il porte en réalité à l’habitat social. D'ailleurs quand on dit à Dord qu'il se moque de l'habitat urbain il répond invariablement "je ne le connais même pas cet Urbain! "

Bénéfice ici, déficit là

Les lecteurs ont également été surpris par l’annonce des bénéfices réalisés par une société (la Sollar) spécialisée dans le logement social et qui fait sa publicité sur Aix les Bains. Neuf millions d’euros de marge brute (3 millions de bénéfice net) pour un chiffre d’affaire de 47 millions d’euros, c’est un rendement plutôt exceptionnel et qui a laissé beaucoup de monde perplexe. Curieusement si les lecteurs ont réagi, on n’a reçu aucune réaction de la part de « la » SAEMCARRA, la seule société de logement social qui appartienne à la ville et qui est dirigée par un proche du député-maire, lequel en est le président. Et pourtant, à l’inverse de la SOLLAR, la SAEMCARRA, qui avait encore il n’y a pas si longtemps des comptes dans le rouge vif, ne dégage, elle aucune marge nette. Là encore, beaucoup d’interrogations.

Ils ne vont pas nous... l'Essorer

Un dernier détail à propos du fameux prospectus « Habitat 2014 ». Contrairement aux habitudes, ce document a été imprimé non pas loin d’Aix mais à Rumilly, par la petite imprimerie Ducret. Et il a été distribué avec le journal « Hebdo des Savoie », lequel est la propriété de l’imprimerie Ducret de Rumilly. Quand on sait que l’Hebdo des Savoie est sans doute le seul organe de presse local papier à garder ses distances avec le député-maire UMP d’Aix les Bains et à présenter une information relativement objective, on ne peut que s’interroger. En accordant une commande de plusieurs milliers d’euros à une entreprise de presse qui se voulait indépendante, la municipalité UMP entend-elle faire pression sur l’information ? On verra bien dans les semaines qui vont suivre si l’Hebdo des Savoie conserve la même ligne éditoriale qu’auparavant ou bien s’il se Dauphinise, ou pire, si il… s’Essorise !

C'est la fête aux automobilistes

Scène vécue l’autre jour au bureau de police municipale (bureau, rappelons le, installé dans ce qui devait être, selon Dord, la salle des fêtes que tous les Aixois réclamaient). Des usagers viennent faire part de leur mécontentement. Certains ont reçu jusqu’à trois PV dans la même journée pour le stationnement. Un autre, handicapé, a également été verbalisé alors que sa carte figurait sur le pare brise de sa voiture. De l’autre coté du comptoir les agents verbalisateurs sont impassibles, voire même un peu moqueurs. « On respecte les consignes reçues, c’est pas à nous qui faut se plaindre », c’est à peu près leur seule réponse. Et finalement, ils n’ont pas tort. Après tout l’hôtel de ville, là d’où viennent les fameuses « consignes », ce devrait être le lieu des réclamations.

Plus c'est court, plus c'est cher

Toujours à propos de stationnement le député-maire UMP avait promis, c’était ferme et irrévocable, que le parking des Près Riants serait payant de 8 h à 20h toute la semaine à compter du 1er janvier 2010. Or, manifestement, la gratuité totale existe toujours dans ce parking qui n’est toujours pas protégé par une barrière et où rien n’indique qu’il faut payer. Pourtant, curieusement, devant le parking, mais à l’extérieur, un tout nouveau et tout beau horodateur a été installé. Et l’on assiste au paradoxe suivant : quelqu’un qui laisse sa voiture moins de deux heures « devant » le parking doit payer plus d’un euro, celui qui laisse sa voiture « à l’intérieur » du parking pendant 8 heures ne paie rien. Si quelqu’un trouve une logique à cela.

Faire passer le maire pour un zozo

Interrogée sur cette incongruité même la police municipale n’est pas en mesure de fournir une réponse intelligente. "Je ne peux rien vous dire" nous a-t-on encore répondu ce matin même. Sans doute parce qu’il n’y a pas de réponse intelligente et que l’affaire a été, comme toujours, mal engagée, voire insoluble. En effet, dans la formule retenue par l’incomparable député-maire que la France entière nous envie, un automobiliste qui garait sa voiture un matin avant 8 heures et la laissait jusqu’au soir après 20 heures (voire même plusieurs jours) ne payait rien, pas un centime. Alors que quelqu’un qui quittait son véhicule à 8h15 et le reprenait avant midi ou avant 20 heures aurait payé 3 ou 5 euros. Dord, avait ainsi inventé le stationnement longue durée gratuit et le stationnement de courte durée payant, et cela sur un même emplacement. Et il l’avait annoncé tel quel sans que cela ne fasse réagir quiconque ! Il fallut plusieurs semaines aux services de la mairie pour comprendre l’absurdité d’une telle décision, c'est dire le nveau de réflexion. Et maintenant tout le monde cherche comment en sortir sans faire passer le maire pour un zozo. Ça va être très difficile. On n'a sans doute pas fini de rigoler.

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