Première circonscription : des suppléants à surface variable...

...ce sont les affiches qui le disent !

Du côté Les Républicains, la suppléante est présentée dans un petit médaillon placé, en bas, du «  grand » homme. Espérons que cette relégation n’est pas révélatrice du sentiment réel que le président-député-maire de la ville centre porte à l’égard des petites communes rurales puisque il a placé sa suppléante, le maire de Chindrieux, dans un coin de sa photographie géante et NON PAS à ses côtés comme les autres candidats le font habituellement pour leur suppléant !

Il est vrai aussi que le candidat Les Républicains mise tout sur son image personnelle, sur fond de campagne verdoyante et réservoir de voix supposé, pour gagner un cinquième mandat, car, fervent et fidèle soutien de François FILLON, il a été désavoué dans sa circonscription, au premier tour de l'élection présidentielle où EM l'a largement emporté tout en faisant, à la surprise générale, presque jeu égal avec FF à Aix-les-Bains, la ville-fief de Dominique DORD.

Même des bureaux de vote, comme Saint Simond, qui votent traditionnellement à droite, ont préféré EM à FF. Il est vrai que ce quartier,  à l'âme villageoise, n'est pas très heureux de l'urbanisation galopante de ses " champs, prairies " et espaces verts, validée par le député-maire.



Quant à En Marche (EM comme les initiales d’Emmanuel Macron ; c’est tout dire … !), le suppléant officiel a carrément disparu de l’affiche pour être remplacé par le chef charismatique et former ainsi un beau couple politique, espéré gagnant..., avec la jeune candidate.

Mais voilà l’affaire FERRAND, du nom d’un très proche du Président de la République, prend aujourd’hui une telle ampleur qu’elle vient  fragiliser cette belle affiche qui cherche à nous faire croire au renouvellement des moeurs et pratiques des puissants corrompus, de la commune aux sommets de l'Etat. Le voile n'a pas mis longtemps à se déchirer de nouveau sur la véritable nature du système, dont EM est d’ailleurs la créature du moment !

Le choix de la course à la notoriété, et au choc des photos affectionné par un magazine parisien, l'avait donc emporté pour tenter de bénéficier localement, d'un potentiel et attendu effet multiplicateur, du fort indice de satisfaction produit par les instituts de sondage au sujet des premiers pas d'EM. Indice concocté, il est vrai, avant le scandale déclenché par les embrouilles de son ami, le ministre de la... cohésion des territoires !



Finalement, si la candidate d’EM avait conservé la photo de son véritable suppléant, chef d’entreprise sur Technolac, et non pas installé à ses côtés le chouchou des magazines à la mode en papier glacé, le discours du renouvellement, sur le plan local bien sûr, aurait été bien plus crédible. La photo ci-dessous était beaucoup plus rafraîchissante et moins politicienne que celle choisie !


Marcel GIRARDIN